Fondements culturels des configurations de la conscience cognitive et morale de la civilisation occidentale. Analyse et ressorts des mentalités du monde globalisé. Les relations et comportements humains, les rapports humain/Nature, les traces et stigmates de l'Histoire de nos sociétés. Les limites de la croissance industrielle. L'écologie ,l'évolution et l'avenir du monde...
samedi 12 juillet 2008
Instinct solidaire de l'espèce; sentiment d'Amour...
Ici notre réflexion porte sur le pourquoi du sentiment, sur la fonction des émotions. Pourquoi les premiers hominidés ont-ils commencé à s’aimer, et donc, à se haïr? Quelle est la raison de l’existence du sentiment dans le mélange relationnel ? L’animal, la plante éprouvent-ils des émotions ? Cette seule question prouve qu’on a un doute sur cette existence émotionnelle, mais qu’est - ce qui nous empêche d’en être vraiment sûr ? Les autres espèces vivantes n’ont pas les mots, ni la culture du verbe, oral ou écrit pour nous donner la réponse, mais depuis quand est-ce que l’absence des mots est synonyme d’absence d’être ou d’existence ? Depuis l’homme. Pour l’être humain, le fait que l’arbre, l’insecte, le poisson, l’oiseau ou le reptile, etc... ne manifeste pas sa souffrance, son plaisir, par des mots, lui donne la sensation qu’il peut-être insensible à une douleur “ morale” qui peut fort être réelle. Mais face aux autres catégories du vivant nous en sommes réduits à la seule interprétation, tant que la science ne nous informera pas sur ce point. Nous pouvons considérer qu’un lion qui rugis en attaquant sa proie est en colère, qu’il est cruel et sanguinaire, barbare et sadique etc... Mais que savons-nous au juste de l’émotivité en général? Lorsque nous observons une mésange bleue qui bichonne “affectueusement” ses petits, nous pouvons être tentés de penser qu’elle éprouve un sentiment d’amour, et en ce sens nous octroyons une humanité à cet oiseau, mais qu’en est-il de ce que nous avons l’habitude de considérer comme notre humanité, celle que finalement nous nous sommes octroyés à nous-mêmes ? Pour ma part, au vue de l’observation du comportement humain, je constate que les exemples de comportements nobles sont plutôt rares... et nous nous comportons plutôt comme des mammifères très sophistiqués, très intelligents, comme des prédateurs organisés et totalement insensibles au ressenti de l’autre. Ainsi, en octroyant une capacité d’amour à l’animal, nous évitons de tenir compte de notre bestialité, et ainsi il n‘y a aucune raison pour en être gêné. Il est bien plus pratique de dire que l’animal aime, que de reconnaître que cet amour n’habite que quelques rares humains. Par ailleurs, nous pouvons davantage être assuré que le comportement maternel, en général, est motivé dans le sens de la longévité matérielle, organique du corps et qu’il est plutôt un comportement instinctif, réflexe de la part de la matière sensible, guidé par des priorités plus sociales, plus politiques, plus collectives et culturelles en somme, plutôt que par une véritable éthique individuelle de l’amour. La mère apporte à ses petits des éléments de sécurité nécessaires, pour paramétrer la force vitale dans leur organisme. Cette force vitale organique n’est absolument pas tributaire d’une quelconque morale, ou d’une philosophie du respect ou de l’amour. La plupart des mammifères humains chouchoutent tout aussi égoïstement leurs enfants.
La complexification des processus « instinctifs » est le résultat d’une complexification culturelle où l’on voit que les nouveaux besoins des individus, __ qui sont les vrais moteurs de la motivation d’attitude __ s’expriment sans que nous ayons à les juger. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent point faire l’objet de réflexion.
S’il n’existe aucun sens intrinsèque à l’espèce humaine, qu’en est-il du sens à donner à la vie personnelle ?
A cette question il faudrait une réponse de Normand. L’existence individuelle est à la fois complètement intriquée, soudée au collectif, et, totalement libre dans son expression. Cependant il ne s’agit que d’une liberté expressive, elle n’est pas essentielle. C’est une liberté subjective, d’émotion, de ressenti. A partir de notre comportement individuel, de notre façon de relationner, de faire mélange, il se matérialise en nous, et dans notre vie très personnelle, des situations, des événements qui s’imposent et qui nous rappellent notre appartenance corps et âme, à une culture, à une histoire collective particulière. Cette rétroactivité peut nous apporter bien être ou souffrance, des satisfactions ou bien des frustrations que nous n’avons pas le loisir de changer, car ce qui les aura provoqués appartient à notre passé héréditaire irrémédiablement inaccessible.
Dans cet ordre là, le sens de notre vie et les conséquences de notre comportement nous incombent et la vraie question du sens revient alors à savoir si nous avons le goût de l’effort ou de la facilité, connaître notre capacité à encaisser, à espérer.
Quel sens donner à la vie ?
L’existence de l’espèce humaine dans l’univers ne contient aucun sens, en dehors d’un sens que les hommes eux-mêmes pourraient, éventuellement se donner.
Pourquoi être aussi affirmatif dans cette totale absence de sens ? Parce que l’homme, dans sa forme de mammifère nu, sophistiqué, marchant sur 2 jambes, est soumis aux même lois évolutives que toutes les autres espèces du vivant et de la matière inerte. Sur notre bonne planète, ou bien une espèce mute et se transforme pour s’adapter à de nouvelles conditions environnementales, ou bien cette espèce disparaît lorsque sont milieu subis des changements brusques et importants. Nous savons que des milliers d’espèces disparaissent chaque année sur Terre. Et le fait de dire : “c’est à cause des activités humaines”, ne change rien au fait que l’homme est lui-même une espèce naturelle, et si l’homme contribue effectivement à cette extinction à l’échelle industrielle, si l’on peut dire, et qu’il est conscient de ce comportement, ( conscience écologique ) sans pouvoir rien y changer, ou presque rien, cela signifie peut - être que c’est la nature elle- même qui, à travers l’homme, fait son ménage, son inventaire.
A quoi on assiste en regardant l’histoire ? Au fil des millénaires l’homme civilisé n’a eu de cesse que de s’étaler, de développer des installations urbaines, technologiques, industrielles, etc... Et cela, en toute liberté, sans entraves majeures, puisqu’il a même utilisé les guerres destructrices. A l’heure actuelle, sa progression industrialo-scientifique est fulgurante, et ne reçoit aucune résistance de nulle part. L’Occident, et tout ce qui s’y adapte, tout ce qui l’imite, est à présent le maître, il a soumis la nature à ses propres lois culturelles.
Fondements culturels des configurations de la conscience cognitive et morale de la civilisation occidentale. Analyse et ressorts des mentalités du monde globalisé. Les relations et comportements humains, les rapports humain/Nature, les traces et stigmates de l'Histoire de nos sociétés. Les limites de la croissance industrielle. L'écologie ,l'évolution et l'avenir du monde...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire